Test du NAS QNAP TS251+.

Youpiiiiii !!!! Un mail m’informe que j’ai enfin reçu mon nouveau jouet ! Je me suis empressé de rentrer plus tôt du boulot pour passer à mon relais colis du coin de la rue avant qu’il ne ferme. Une fois rentré, me voilà comme un gamin qui déballe ses cadeaux à noël, à la différence prêt que je savais ce que c’était. En effet j’étais le nouvel acquéreur d’un NAS QNAP TS251+.

Voyons maintenant un peu ce qu’il a dans le ventre et balayons quelques fonctionnalités.

Pourquoi un QNAP TS251+ ?

Cela fait un moment maintenant que je lorgnais sur un NAS pour me permettre de stocker/sauvegarder mes documents, photos, musiques, vidéos… En plus des fonctionnalités basiques de partage, j’aurais aimais pouvoir l’utiliser en tant que serveur en y installant des VMs et en tant que mediacenter en le connectant à ma télé. Bien sur je n’avais pas de budget illimité, j’ai donc regardé un peu ce qu’il se faisait et force était de constater que mes besoins ne rimaient pas vraiment avec petit budget.
Dans un premier temps je suis parti sur l’hypothèse d’une version 4 baies avec un RAID5 (2 disques utiles + 1 ou 2 disques de parité), mais à force d’attendre les tailles de disques ont également augmentés, finalement je me suis dis qu’une version 2 baies en RAID1 (mirroring) avec 2 disques de 3To ferait l’affaire, ce qui m’a déjà permis de réduire considérablement la facture.
Pour pouvoir utiliser des fonctionnalités comme la virtualisation, j’allais forcement avoir besoin d’un processeur en conséquence, exit donc les NAS avec processeur ARM. De même pour la RAM, il fallait qu’elle soit conséquente, au moins 8Go. Pour la partie mediacenter il me fallait une prise HDMI.

Au départ de la course je n’ai gardé que les 2 constructeurs leader dans le domaine, à savoir Synology et QNAP. Le jeu s’est donc fait principalement entre le Synology 216play et le QNAP TS251+. A l’arrivée c’est QNAP qui m’a le plus convaincu et qui couvrait efficacement (en tout cas sur le papier) la totalité des besoins. Leur OS permet en effet d’exécuter directement KODI et de créer des VMs très facilement. Bon il était également 40€ plus chère mais c’était justifié à mon sens.

Pour le modèle TS251+ que j’ai donc choisi, il existait la version de base avec 2Go et celle avec 8Go de ram, mais vendu 130€ plus chère (oui, ça fait chère la ram..), j’ai donc décidé de partir sur la version 2Go et de commander moi même de la ram compatible (2X4Go pour 30€).

Bilan des courses :

  • 1 NAS QNAP TS251+ : 309€
  • 2 disque Western Digital 3To : 216€
  • 2 X 4Go de RAM DDR3L : 30€

Soit un total de 555€ (Aïe ça pique !!!) !

Et pourquoi pas du DIY ?

Vous pensez bien que j’ai réfléchi à cette hypothèse… Je regardais pour un Serveur proliant Gen8 notamment qui correspondait à peu près aux mêmes caractéristiques techniques que le TS251+, sauf qu’il aurait fallu tout créer de toute pièce (Serveur proxmox pour la virtualisation, LVM + RAID, mediacenter…etc) et soyons honnête je n’aurais pas aussi bien intégré toute ses fonctionnalités que la fait QNAP avec son OS QTS (et de loin !!). D’autant plus qu’il n’y a pas de prise HDMI sur le Proliant Gen 8. Seul avantage, il y a 4 baies. Et pour finir, ce n’était économiquement pas avantageux.

Bref j’ai abandonné l’idée assez rapidement !

Déballage.

Rien d’étonnant dans le contenu, on y trouve le NAS (évidemment) et son alimentation, 2 câbles RJ45, 1 manuel d’installe rapide et une télécommande (pour le mediacenter). Voici quelques photos :

NAS_deballageNAS_qnap _frontNAS_qnap_backNAS_baie_disque

Pour ceux qui en doutaient, le rackage des disques ne demande pas plus que 2 neurones. On visse les disques sur le support fourni et on le rack dans le NAS, enfantin !

Ajout de la RAM

Comme je vous le disais, j’ai acheté 2x4Go de RAM en plus pour remplacer les 2Go de base. J’ai donc procédé à l’opération à cœur ouvert de la bestiole et même si le 2ème slot mémoire n’est pas très pratique d’accès, on finit par y arriver. Une fois redémarré, j’ai bien mes 8Go de RAM 🙂

NAS_ram

Premier démarrage

Pour l’initialisation des disques au départ vous avez 2 possibilités :

  • Passer par l’interface web de QNAP
  • Le brancher en HDMI et suivre les instructions sur l’écran.

J’ai choisi la 2ème option. On vous demande alors quel type de volume vous voulez créer avant de lancer le formatage. J’ai pris l’option de base qui cré une partition unique prenant l’intégralité de l’espace disque. Une fois formaté et démarré, on peut se connecter à l’interface web du NAS via http://<ip_du_nas> (admin/admin).

NAS_desktop

L’interface est présentée sous forme de bureau avec des icônes correspondants aux applications installés. De base on retrouve les principales fonctionnalités attendues, il est ensuite possible d’installer des applications supplémentaires grâce à l’AppCenter comme celle permettant de gérer la virtualisation que l’on verra plus tard. La bibliothèque d’applications est relativement complète et permet ainsi, via ses catégories, l’intégration très facile de certains services comme wordpress, prestashop, plex, kodi, synchronisation, docker et des dizaines d’autres.

NAS_AppCenter

NB : A noter que dans mon (triste) cas, j’ai 1 des 2 disques qui n’a pas été reconnu. Pour être sûr que le problème venait du disque et pas du NAS j’ai refait l’opération en changeant les disques de slot. et toujours le même disque qui n’était pas reconnu. Déduction faite, j’ai lancé un RMA auprès de Western Digital. J’ai donc continué mes tests avec un seul disque.

Partage fichier.

C’est quand même la fonctionnalité principal d’un NAS, et même si je n’avais pas de doute quand au résultat, QNAP a très bien intégrer cette partie là. La gestion des fichiers/dossiers et le partage entre utilisateur est très ergonomique et intuitif. Seul petit bémol peut-être, certains dossiers sont créés par défaut et il est impossible de les supprimer (ou alors je n’ai pas encore trouvé comment…).

NAS_file_station

NAS_users

NAS_share

 

Vous pouvez facilement gérer vos utilisateurs en leur affectant les droits que vous souhaitez pour chaque dossier.

Mediacenter

Là encore, difficile de trouver quelque chose à redire, il suffit d’installer le package HD Station (HybridDesk Station) via le centre d’application et ça roule tout seul. HD Station est un portail offrant la possibilité d’utiliser le NAS avec un écran HDMI. A l’installation de HD Station on vous demandera alors de choisir quelles applications vous souhaitez installer (chrome, spotify, kodi, plex, clementine, skype, tuneinRadio, facebook, youtube…etc). Dès lors que le NAS est connecté à un écran HDMI, l’écran d’accueil propose les applications qui ont été installées. Vous pouvez naviguer dans l’interface via la télécommande fournie. Dans mon cas c’est Kodi qui m’intéresse, et une fois lancé, la célèbre interface du mediacenter le plus connu apparaît. J’ai directement rajouté le partage où je stocke mes films et tadaaaa, c’est prêt  !!

NAS_hdstation NAS_hdstation_kodi

Virtualisation

Maintenant une des parties qui m’intéressais le plus et qui m’a notamment orientée vers ce modèle, la virtualisation ! Et oui je vous le disais, QNAP intègre la possibilité de créer des VMs via son application « Virtualization Station ». Faisons le test, pour cela j’ai choisi d’installer la distrib chère à mon cœur, la très célèbre Debian. On en deviendrait presque frustré tellement c’est trivial, voyez plutôt :

NAS_virt_create NAS_virt_poweroff NAS_virt_poweron

A noter que la configuration de VM ne laisse pas une multitude d’options pour ceux qui souhaiterait un paramétrage fin, mais l’essentiel y est ! On peut choisir le nombre de cœur CPU, la RAM et l’espace disque.
On peut bien évidemment accéder à la VM en « console » et ce directement depuis le navigateur.

NAS_virt_console

Une fois installée vous pourrez vous connecter à votre VM en SSH ou RDP dans le cas d’un windows.

Autres petites infos utiles :

  • L’interface réseau des VM est utilisée de base comme un « pont », ce qui fait que votre VM recevra une IP de votre réseau à la maison. Vous pouvez modifier les options afin d’avoir un réseau isolé par exemple.
  • Des outils de sauvegardes/restaurations sont directement intégrés à l’interface avec possibilité de les automatiser.
  • Possibilité d’importer/exporter vos VM pour les porter vers d’autres systèmes QNAP ou des logiciels plus traditionnel tel que vmware ou virtualbox.
  • Il est possible d’affecter plus de RAM que disponible à condition de ne pas faire tourner toutes vos VM en même temps évidemment.
  • Vous pouvez affecter un port USB physique à votre VM.
  • Droits utilisateurs pour la gestion des VM.

Mais encore… ?!

Je ne vous ai montré que la partie émergée de l’iceberg et le QNAP en a encore sous le pied. Je n’ai pas encore eu le temps de tout regarder en détail mais parmi les fonctionnalités embarquées on retrouve :

  • Filtrage des accès.
  • Contrôleur de domaine.
  • Gestion user (privilèges, quota..).
  • Serveur Telnet / SSH.
  • Serveur FTP / TFTP.
  • SNMP.
  • UpnP.
  • Synchronisation avec d’autres services de stockage (dropbox, drive, azure….)
  • synchronisation avec disque dur externe via USB et bouton physique sur le NAS.
  • Applications mobiles.
  • Serveur Web / LDAP / RADIUS / SQL / Syslog / Itunes / Proxy.
  • Client/Serveur VPN.
  • Virtualisation via docker.
  • Station de travail linux (appli linux station).
  • Etc…

Conclusion

Pour conclure je pense que vous l’aurez compris mais je suis totalement sous le charme de ce petit boitier !! Je n’ai pas encore fait le tour des fonctionnalités et déjà conquis ! Certes les NAS QNAP sont un peu plus chères que certains concurrents qui se contente de faire uniquement du partage de fichiers mais la différence de prix au vue des multiples fonctionnalités intégrées est largement justifiée. Il faut cependant penser à avoir assez de RAM pour utiliser pleinement toutes ces fonctionnalités.

5 commentaires

  1. Bonjour,
    Tout d’abord bravo pour votre site avec un style rédactionnel que j’apprécie beaucoup 🙂
    S’auriez-vous me dire si le mini clavier bluetooth iclever que vous avez testez il y a quelque temps est compatible avec ce NAS SVP ?
    Merci

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